Les implants neurovisuels

Nous l’avons constaté ces dernières années, la médecine évolue de plus en plus grâce à la miniaturisation des nouvelles technologies. Celle-ci permet l’implantation de puces, ou d’appareils complexes dans le corps humain pour remplir des tâches que le corps ne peut plus réaliser en raison de maladie ou d’un âge avancé.

Une équipe de chercheur au sain du groupe Monash Vision travaille depuis 2009 sur le projet d’implanter directement dans le cerveau des neurotransmetteurs afin de lui communiquer des signaux électriques. Voici le fonctionnement exact :

Une mini caméra frontale capte une image qui est transmise à un mini processeur placé sur une ceinture. Ce processeur transforme l’image en signaux électriques qu’il transmet à une antenne située à l’arrière du crâne. Cette même antenne transmettrait aux implants les signaux par wifi. Chaque implant contiendra 43 électrodes dégageant chacun un signal électrique, il y aura au total 11 plaques de 9mm carré implanté.

Le patient devra pour l’instant être une personne ayant déjà vu, car un aveugle de naissance n’aura pas développé un cortex visuel lui permettant de traduire ces signaux. Les chercheurs mettent tout de même en garde sur les limites de ce procédé, car le patient ne devrait voir qu’en pointillé, il ne sera pas en mesure de discerner clairement les objets. Malgré tout, une forme globale devrait être perceptible avec une longue rééducation de plusieurs mois voire plusieurs années.

Le résultat ne sera, au début du développement de cette technologie, pas comparable à un implant rétinien qui utilise un nerf optique en bon état.

Les premiers tests cliniques sur des patients volontaires devraient avoir lieu en 2016.