Opticien : un métier qui recrute

Les professions de l’optique étonnent par leur capacité à se développer en période de crise. Certes, les opticiens ne composent pas le secteur professionnel le plus vaste qui soit, mais la branche s’étend tout de même de manière régulière.

Le métier d’opticien en quelques lignes

Dans son acception intégrale, le professionnel est appelé opticien-lunetier. Le titre est déjà symbolique d’un métier qui demande non pas une compétence, mais plusieurs. Présentant évidemment des compétences de technicien indéniables, l’opticien-lunetier sait aussi se muer en commercial et possède à la fois le sens du contact et du commerce pour proposer ses produits.

Ses compétences techniques lui servent au moment de monter et d’ajuster les verres (taillage, centrage, insertion dans la monture), tandis que ses qualités relationnelles prennent le relai dans l’interaction avec le client. Son sens de la précision se complète d’un intérêt porté à l’esthétisme. Le cumul des fonction et la variété professionnelle du métier attirent de plus en plus de jeunes.

Le spectre des spécialisations professionnelles

Les opticiens-lunetiers sont souvent suppléés dans leur travail par des monteurs-vendeurs et des opticiens-optométristes. Les monteurs-vendeurs viennent en soutien direct des opticiens, tant dans l’aspect technique que commercial du métier en plus de savoir lire une ordonnance ophtalmologique. Il sont recrutés à partir du moment où il justifient du baccalauréat professionnel optique-lunetterie.

Les opticien-optométristes sont des techniciens confirmés. Détenteurs d’une licence professionnelle d’optique ou d’un master en science de la vision, ils réalisent et contrôlent les équipements optiques pour les clients. Ils aident les opticiens-lunetiers en atelier dans la confection des montures. Les opticiens-lunetiers, eux, peuvent commencer à exercer à bac+2, avec un BTS opticien-lunetier.

Une profession qui ne connaît pas la crise

Ce secteur professionnel n’a pas grand mal à recruter. En guise d’exemple, on apprenait à la fin de l’été 2012, que les opticiens Atol allaient créer une trentaine d’emplois au centre d’approvisionnement et de logistique de Beaune, en Côte-d’Or. Ce site comptait 35 salariés en 2007 et une centaine au moment de l’annonce.

Dans le même temps, la rentrée s’annonçait morne avec des licenciements toujours massifs dans d’autres secteurs. Alors certes, on ne parle là que d’une trentaine d’emplois créés sur un site mais dans le contexte économique actuel, cet exemple est le signe d’une profession en bonne santé. En pleine expansion depuis 2007 (augmentation par 3 des effectifs, bientôt par 4 ou 5), le site de Beaune est à l’image de la profession tout entière en France.

Les 25 000 opticiens-lunetiers représentent un chiffre important, atteint grâce à une évolution positive régulière de ce secteur depuis des années maintenant. D’ailleurs, l’année 2012 a vu le nombre d’opticiens augmenter de 5,6% par rapport à l’année précédente.

Les raisons de cet essor

On sait tout d’abord que les professions commerciales emploient plus facilement, surtout les profils issus de formations courtes. Le niveau de qualification détermine le niveau de rémunération, un élément encore plus crucial en temps de crise. Les professionnels sont accessibles à un coût relativement raisonnable pour les employeurs, particulièrement les monteurs-vendeurs. Ils justifient de plus d’une formation technique, particulièrement utile au métier.

On notera aussi le vieillissement de la population comme raison majeure. Les problèmes de vue croissants feront les beaux jours des opticiens. Enfin, le développement de la branche sur Internet explique aussi son succès. Les acteurs physiques de l’optique subissent malgré tout la crise, notamment parce-que l’État impose la rigueur budgétaire. De ce fait, les soins optiques sont moins remboursés. Les opticiens en ligne font l’économie de l’aspect relationnel du métier, pour proposer des produits jusqu’à 4 fois moins chers qu’en magasin. Cette politique de prix agressive attire donc les particuliers, et participe par le biais d’Internet à faire de l’optique, un secteur professionnel en croissance régulière.

Pour en savoir plus consultez notre article sur les différences et les points communs entre les différents professionnels de l’œil : http://presse-optique.com/differences-et-points-communs-entre-trois-professionnels-de-loptique-lophtalmologiste-lorthoptiste-et-loptometriste/